17.05.2008
Les colchiques, Flore Ney
Les colchiques
Le pré est vénéneux mais joli en automneLes vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément
Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne
Guillaume Apollinaire
Alcools
J’ai choisi ce poème parce qu’il parle de l’automne. J’aime beaucoup Apollinaire et pour lui on peut voir que c’est sa saison préférée. La vision de campagne fait croire à la pesanteur .On peut voir en image une image des colchiques dans les prés.
http://www.feelingsurfer.net/garp/poesie/Apollinaire.Colc...
http://blog.mouche-fr.com/lechatnoir07/public/Fermeture%2...
16:58 Publié dans 3°2 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Il pleure dans mon coeur, Thanina Tabet
Il pleure dans mon coeur
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
Il pleure dans mon coeurComme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
VERLAINE Paul
Romances sans paroles
J’ai choisi ce poème car il montre la tristesse qu’un cœur peut éprouver, il exprime le désespoir de l’auteur.Ce poème m’as énormément touché.
C’est pour cela que je l’ai choisi.Paul Verlaine fait une comparaison entre son cœur et la ville car quand il pleut,la ville est sombre et son cœur est affligé.Avec ce poème on constate la peine de l’âme de Paul Verlaine.
J’ai choisi cette image car elle décrit parfaitement le poème, il montre le cœur triste du poète et la liaison des deux cœurs rassemblés pas la flèche.
http://poesie.webnet.fr/poemes/France/verlaine/2.html
http://www.cartes-alibaba.com/Cartes/Icones/coeur_hearts....
16:54 Publié dans 3°2 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le mot et la chose, Marie -Charlotte Pestourie
Le Mot et la Chose
Et sur le mot et sur la chose
On vous a dit souvent le mot
On vous a fait souvent la chose
Ainsi de la chose et du mot
Vous pouvez dire quelque chose Et je gagerais que le mot
Vous plaît beaucoup moins que la chose
Pour moi voici quel est mon mot
Et sur le mot et sur la chose
J'avouerai que j'aime le mot
J'avouerai que j'aime la chose
Mais c'est la chose avec le mot
Mais c'est le mot avec la chose
Autrement la chose et le mot
A mes yeux seraient peu de chose
Je crois même en faveur du mot
Pouvoir ajouter quelque chose
Une chose qui donne au mot
Tout l'avantage sur la chose
C'est qu'on peut dire encore le mot
Alors qu'on ne fait plus la chose
Et pour peu que vaille le mot
Mon Dieu c'est toujours quelque chose
De là je conclus que le mot
Doit être mis avant la chose
Qu'il ne faut ajouter au mot
Qu'autant que l'on peut quelque chose
Et que pour le jour où le mot
Viendra seul hélas sans la chose
Il faut se réserver le mot
Pour se consoler de la chose
Pour vous je crois qu'avec le mot
Vous voyez toujours autre chose
Vous dites si gaiement le mot
Vous méritez si bien la chose
Que pour vous la chose et le mot
Doivent être la même chose
Et vous n'avez pas dit le mot
Qu'on est déjà prêt à la chose
Mais quand je vous dis que le mot
Doit être mis avant la chose
Vous devez me croire à ce mot
Bien peu connaisseur en la chose
Et bien voici mon dernier mot
Et sur le mot et sur la chose
Madame passez-moi le mot
Et je vous passerai la chose.
Madame quel est votre mot
Et sur le mot et sur la chose
On vous a dit souvent le mot
On vous a fait souvent la chose
Ainsi de la chose et du mot
Vous pouvez dire quelque chose Et je gagerais que le mot
Vous plaît beaucoup moins que la chose
Pour moi voici quel est mon mot
Et sur le mot et sur la chose
J'avouerai que j'aime le mot
J'avouerai que j'aime la chose
Mais c'est la chose avec le mot
Mais c'est le mot avec la chose
Autrement la chose et le mot
A mes yeux seraient peu de chose
Je crois même en faveur du mot
Pouvoir ajouter quelque chose
Une chose qui donne au mot
Tout l'avantage sur la chose
C'est qu'on peut dire encore le mot
Alors qu'on ne fait plus la chose
Et pour peu que vaille le mot
Mon Dieu c'est toujours quelque chose
De là je conclus que le mot
Doit être mis avant la chose
Qu'il ne faut ajouter au mot
Qu'autant que l'on peut quelque chose
Et que pour le jour où le mot
Viendra seul hélas sans la chose
Il faut se réserver le mot
Pour se consoler de la chose
Pour vous je crois qu'avec le mot
Vous voyez toujours autre chose
Vous dites si gaiement le mot
Vous méritez si bien la chose
Que pour vous la chose et le mot
Doivent être la même chose
Et vous n'avez pas dit le mot
Qu'on est déjà prêt à la chose
Mais quand je vous dis que le mot
Doit être mis avant la chose
Vous devez me croire à ce mot
Bien peu connaisseur en la chose
Et bien voici mon dernier mot
Et sur le mot et sur la chose
Madame passez-moi le mot
Et je vous passerai la chose.
De Gabriel Charles, abbé de LATTAIGNANT (1697-1779)
Tout d’abord, J’ai choisit ce poème parce que le jeu de mot effectué par Gabriel Charles est intéressant. Il répète dans chaque vers soit le « mot » soit « la chose » tout en restant cohérant avec la continuité du poème. Il joue ainsi avec ces deux mots et crée un poème original.
Ensuite, l’originalité du poème est captivante car on ne sait pas très bien de quoi parle le celui-ci vu que les mots répétés sont imprécis. De plus cela laisse imaginer aux lecteurs la signification du mot et de la chose qui peut être une multitude de choses. Le lecteur fait donc sa propre opinion ou idée sur le mot et la chose.
Pour terminer le poème se différencie des autres premièrement de sont originalité et ensuite de son thème. Ce poème humoristique et joyeux
Pour commencer, l’image qui accompagne le poème est l’image d’une enfant chuchote à l’oreille d’un Père Noël. Elle chuchote un mot pour obtenir la chose, l’image à ainsi un rapport avec le poème sur mon opinion du mot et de la chose.
Ensuite l’image est joyeuse d’une part de son rapport avec noël qui est une fête joyeuse d’autre part la photo est l’enfantine. En effet le père noël étant sur l’image rappelant noël et l’enfant qui lui chuchote à l’oreille donne à cette photo une gaité enfantine.
Pour finir je pense que l’image s’accorde avec le poème car elle illustre bien « le mot » ou « la chose », le thème du poème. De surcroît la part de mystère dans l’image a un rapport avec celle du poème (le mystère sur la signification des deux mots omni présent) ce qui accentue relation entre la photo et le poème.
16:50 Publié dans 3°2 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



