29.04.2008
Un jour la paix, L. Lavoie
Un jour, la paix aura des rubans à ses ailes
Et l’oiseau amoureux sourira au matin,
Les printemps seront bleus et les fleurs immortelles,
Oui un jour, oui la paix, mais ce jour est lointain ;
Pour fêter son retour, une pleine corbeille
De papillons légers et de vent musicien
Puis mes bras refermés sur enfant qui s’éveille,
Ce bonheur peut voler, il s’en va et revient!
C’est demain que son nid nous fera un berceau
Dans l’apaisant du soir ou le creux du ruisseau,
L’avenir transformé chantera l’innocence.
Un ruban pour la paix (mais le cœur est bien sourd !)
Et le nouvel aurore au parfum de l’amour
Aurait moins de douleurs et bien plus de nuances.
Lucille Lavoie

J’ai choisi ce poème car c’est un appel à la paix. Lucille Lavoie « rêve » de la paix.
L’image qui accompagne le poème est la colombe, c’est le symbole de la paix.
Elise F.
16:55 Publié dans 3°1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nuit de neige, Maupassant
La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.
Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.
Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.
Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.
Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.
Guy de MAUPASSANT

Le choix de cette image illustre bien la neige lorsqu’elle vient de tomber, il n’y a aucune trace comme si elle était immaculée. Sur cette image on peut voir un arbre qui penche sous le poids de la neige comme le décrit le poème.
Elise16:49 Publié dans 3°1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Demain dès l'aube, V. Hugo
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor Hugo , Les contemplations

J’ai choisi cette photo car elle nous montre bien toutes ces choses que Victor Hugo ne regardera pas durant sont voyage et qui ne paraissent pas importantes a ces yeux par rapport a la personne qu’il va voir.
Coralie
16:33 Publié dans 3°1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Au mois de mai, G. Rancourt
Au mois de mai
Ce champ d'épervières jaunes
Comme mille soleils
Vous vous rappelez
Au mois de mai
Ces eaux pétillantes
Des rivières Mingan et Manicouagan
Comme mille musiques
Vous vous rappelez
Au mois de mai
Ce jardin d'amour d'une demoiselle
Comme mille promesses
Vous vous rappelez
Au mois de mai
Ces mains qui jettent un adieu
Comme mille au revoir
Si ton cœur a le goût que je revienne
Tu me reverras poindre comme une volée d'outardes
Au mois de mai
Attiré par les mille musiques de nos claires rivières
Aimanté par les mille prouesses de ta harpe celtique
Ensorcelé par tes mille éclats de rire

J’ai choisi ce poème car Guy RANCOURT insiste sur les beautés du mois de mai.
L’auteur nous incite à nous souvenir des belles choses du mois de mai, des choses qui nous éblouissent rien qu’en y pensant.
J’ai également choisie ce poème car les comparaisons qu’utilise l’auteur sont un peu exagérées mais pas trop, ainsi on peut s’imaginer parfaitement ce paysage.
Mais l’auteur utilise un passé pour exprimer ces beautés se qui nous permet de comprendre que cette beauté n’est pas éternelle, un petit bémol sur ce poème car il coupe un peu nos rêves mais qui est juste. L’image que j’ai associée au poème représente une rivière limpide qui reflète une magnifique forêt. Cette image représente une part de ce que l’auteur a voulu nous faire imaginer car à mes yeux ce paysage est spectaculaire mais ne sera pas éternel.
Lilia
16:28 Publié dans 3°1 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Elle avait pris ce pli..., V. Hugo

Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin ;
Je l'attendai ainsi qu'un rayon qu'on espère ;
Elle entrait et disait : bonjour mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c'était un esprit avant d'être une femme.
Son regard reflétait la clareté de son âme.
Elle me consultait sur tout à tout moments.
Oh ! que de soirs d'hivers radieux et charmants
Passés à raisonner langue, histoire et grammaire,
Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère
Tout près, quelques amis causant au coin du feu !
J'appelais cette vie être content de peu !
Et dire qu'elle est morte ! hélas ! Dieu m'assiste !
Je n'étais jamais gai quand je la sentais triste ;
J'étais morne au milieu du bal le plus joyeux
Si j'avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.
Victor Hugo
les Contemplations
J’ai choisi ce poème car je le trouve touchant. Il est très joyeux et donne envie d’« être content de peu » et de profiter de l’instant présent. Tout le long du poème on pense que Victor Hugo est heureux et comblé par l’amour de sa fille. La fin est dure car elle nous ramène à la triste réalité. Sa fille est morte. J’ai pris ce poème car il montre bien la douleur de perdre un proche et les souvenirs que l’on garde de lui après sa disparition.J’ai sélectionné cette image car dans le poème Victor Hugo décrit une enfant innocente et heureuse qui aime la nature... Cette photo est celle d’une enfant au visage angélique et heureux qui dessine comme au début du poème
Cécile
16:20 Publié dans 3°1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
A qui donc sommes-nous ?, Victor Hugo
Vautour fatalité, tiens-tu la race humaine ?
Oh ! Parlez, cieux vermeils,
L'âme sans fond tient-elle aux étoiles sans nombre ?
Chaque rayon d'en haut est-il un fil de l'ombre
Liant l'homme aux soleils ?
Est-ce qu'en nos esprits, que l'ombre a pour repaires,
Nous allons voir rentrer les songes de nos pères ?
Destin, lugubre assaut !
O vivants, serions-nous l'objet d'une dispute ?
L'un veut-il notre gloire, et l'autre notre chute ?
Combien sont-ils là-haut ?
Jadis, au fond du ciel, aux yeux du mage sombre,
Deux joueurs effrayants apparaissaient dans l'ombre.
Qui craindre? Qui prier ?
Les Manès frissonnants, les pâles Zoroastres
Voyaient deux grandes mains qui déplaçaient les astres
Sur le noir échiquier.
Songe horrible! Le bien, le mal, de cette voûte
Pendent-ils sur nos fronts ? Dieu, tire-moi du doute!
O sphinx, dis-moi le mot !
Cet affreux rêve pèse à nos yeux qui sommeillent,
Noirs vivants! Heureux ceux qui tout à coup s'éveillent
Et meurent en sursaut !
Victor Hugo

L’image qui accompagne le poème est une image composée de plusieurs points d’interrogations gris avec centre un point d’interrogation rouge. J’ai choisi cette image car elle représente le poème composé de beaucoup de questions avec une question plus importante que les autres : « A qui donc sommes-nous ? » .
Maude
16:09 Publié dans 3°1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
C'est l'été, Casanova
La fête de la musique
Et ses sons éclectiques
Nous annonce bruyamment
Le début du bon temps.
Elle veut donner l'indice
Des fins de sacrifices,
L'arrivée des vacances
Et des grandes transhumances,
Celui des belles sandales,
Des plongeons et des bals,
Des gaies nuits satinées
Et des grasses matinées.
Robert Casanova

Houssem'
16:01 Publié dans 3°1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Chat, Baudelaire
Dans ma cervelle se promène
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
Cette voix, qui perle et qui filtre
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.
Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.
Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,
Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux !
II
De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.
C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même
Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.

J’ai décidé de prendre ce poème de Charles Baudelaire car la description que le poète fait du chat comprend un grand nombre d’adjectifs qui nous permettent de s’imaginer le chat très facilement. La façon dont le poète décrit le chat et exprime son admiration envers celui-ci me parait formidable et très bien écrite. Enfin, j’aime beaucoup ce poème.
L’image choisie permettant d’illustrer le poème est la photo d’un chat « sacré de Birmanie » qui se tient droit. Ses poils longs et la couleur de son pelage me rappellent le chat du poème…De plus, je trouve que le regard de ce chat exprime assez bien la certaine autorité dont parle Charles Baudelaire.
Djenna
15:48 Publié dans 3°1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


